decursu ortae sunt res abstractae(développements abstraits) 

 

série débutée en 2017 .tirages de 7+2EA taille 80CMX80CM .

variable en fonction de la taille du papillon.

 

 

Le propos : comment l’animal, l’insecte le monde qui nous entoure peut faire pour se protéger de son plus grand prédateur : l’homme.

 

Dans le règne animal, ça n’a pas toujours été les animaux les plus forts, les prédateurs, qui ont traversé sans encombre les différentes crises écologiques qui ont mis à mal des populations entières, entrainant des extinctions massives dans le monde vivant. 

Ce sont au contraire les espèces qu’une lente évolution a doté d’atouts avantageux, permettant à ces animaux de s’adapter au mieux aux changements, tout en se protégeant des prédateurs.

Je prends l’exemple des papillons dont les ailes ont soigneusement été dessinées par les sélections naturelles à l’œuvre dans l’évolution, présentant des motifs en trompes l’œil, un camouflage parfait de l’insecte dans son milieu, désorientant les attaques des divers prédateurs.

 

Mais depuis l’avènement de l’Homme, le plus grand danger pour les papillon c’est l’homo sapiens qui les chasse et les collectionne, au risque de voir certaines espèces disparaitre.

Et la tendance s’est accélérée à cause de la pollution dont nous sommes responsables, de notre prédation sur les espaces naturels, limitant ces insectes dans leur capacité à se reproduire normalement.

 

L’idée qui m’anime dans ce projet photographique, ce serait d’imaginer une sorte d’évolution fantastique, responsable de mutations très rapides concernant des animaux comme les papillons ou d’autres espèces en danger ou en voie de disparitions, et qui doterait ces nouvelles espèces  de nouvelles caractéristiques pour mieux se dérober à la voracité de ce prédateur impitoyable : l’Homme.

 

Quelles seraient les attributs, les symboles, les signaux dont pourraient se doter ces animaux, pour renvoyer ce prédateur dans ce qu’il redoute le plus, ravivant ses craintes les plus tenaces, au point de le dégouter de son instinct de prédateur à l’encontre de ces espèces ?

 

Je joue alors sur les peurs qui nous hantent et en redessinant les contours des ailes des papillons comme s’ils avaient mutés. Je crée une nouvelle variété imaginaire qui nous est insoutenable au regard.

 

Ces espèces hybrides s’adaptent à nos angoisses pour se rendre invisible, nous en détournons le regard et l’intérêt s’évanouit.